Isolation thermique

L'isolation thermique désigne l'ensemble des méthodes utilisées pour limiter les transferts de chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid.

Définitions :

  • Elle est calculée à l'aide de trois cœfficients. Le cœfficient K mesure le pouvoir isolant des parois.... (source : avendrealouer)

L'isolation thermique désigne l'ensemble des méthodes utilisées pour limiter les transferts de chaleur entre un milieu chaud et un milieu froid. On retrouve de l'isolation thermique dans :

Propagation de la chaleur

La loi de Fourier donne la propagation de la chaleur selon un axe x :


\varphi_x = -  \lambda \frac{dT}{dx}\,

Où :

Le paramètre propre au matériau servant à limiter les échanges de chaleur est la conductivité thermique

Bâtiment

L'isolation dans le bâtiment est un point important de la thermique du bâtiment. L'isolation permet de dimininuer les échanges de chaleur entre l'intérieur du bâtiment et l'environnement extérieur, et ainsi diminuer les besoins de chauffage et, le cas échéant, de climatisation. Cette isolation doit être pensée en fonction des contraintes climatiques du lieu où se situe le bâtiment. L'isolation thermique est le principe de base de la maison passive. Elle emprisonne la chaleur à l'intérieur en hiver et garde la maison fraîche en été.

La lutte contre le gaspillage d’énergie passe par l’isolation thermique des bâtiments chauffés, elle fait l’objet d’une réglementation précise datant de plus d’une trentaine d’années. L’isolation des nouveaux logements est obligatoire mais c’est aussi un moyen efficace de diminuer les dépenses de chauffage et de climatisation (elle fonctionne aussi en été !) tout en améliorant le confort. Elle est encouragée par exemple par des programmes de type Isolto.

Principes

On considère le plus souvent une maison comme un récipient percé de différentes sortes de trous :

On aura par conséquent intérêt à colmater simultanément et de façon équilibrée chaque sorte de trou. Cependant une sur-isolation peut ne pas s’avérer rentable, tant par le coût des matériaux supplémentaires que par la place occupée par l’isolation.

Les sources d’évasion de chaleur

En climat tempéré, la première source de déperdition thermique des maisons est la toiture (jusqu’à 30%, voire plus). La fonte de la neige sur les toitures montre ici les défauts d'isolation entre maisons, se traduisant par un gaspillage d'énergie et des dépenses accrues, ainsi que des impacts sur l'Environnement (Effet de serre, ou risque et déchets nucléaires)n l'absence de neige, une thermographie rend visible ces pertes de calories
En climat tempéré, la première source de déperdition thermique des maisons est la toiture (jusqu’à 30%, voire plus). La fonte de la neige sur les toitures montre ici les défauts d'isolation entre maisons, se traduisant par un gaspillage d'énergie et des dépenses accrues, mais aussi des impacts sur l'Environnement (Effet de serre, ou risque et déchets nucléaires). En l'absence de neige, une thermographie rend visible ces pertes de calories

.

Les sources de déperdition de chaleur sont les suivantes[1] :

  • le toit 30 %
  • les murs extérieurs 25 %
  • le renouvellement d’air 20 %
  • les fenêtres et portes extérieures 13%
  • le plancher 7%
  • les ponts thermiques 5%

Isolation des murs

Malgré son épaisseur rassurante, un mur de pierre de 70 cm d’épaisseur est équivalent à 1 centimètre de laine de verre sur le plan de l’isolation thermique, la conductivité thermique de la pierre étant énormément plus élevée que celle de l’air emprisonné entre les fibres de verre. Un mur non isolé est froid et facilitera la condensation de la vapeur d’eau, par conséquent le développement de moisissures.

Les méthodes d'isolation des murs

Il existe 3 principes pour réaliser l’isolation thermique d’un mur, ils changent par l'usage projeté de l'habitation :

L'isolation intérieure sera choisie pour les cas de rénovations dans les appartements (car il est difficile d'intervenir sur l'extérieur du bâtiment) et pour les résidences secondaires. Dans ce dernier cas, l'occupation intermittente ne permet pas de chauffer durablement la masse thermique des murs. L'isolation intérieure laisse par conséquent le mur à l'extérieur de la zone isolée et permet une montée en chauffe rapide adaptée à un usage temporaire.
Elle a l'avantage (qui est aussi un inconvénient dans certains cas) de ne pas présenter d'inertie thermique. La contrepartie de l'isolation intérieure est une réduction de l’espace intérieur et la présence de nombreux ponts thermiques restant à traiter. La qualité d'une isolation intérieure peut diminuer avec le temps (tassement des laines derrière les plaques de plâtre, trous de souris dans le polystyrène, etc.. )

L'isolation extérieure est plus adaptée à l'isolation des résidences principales. Elle permet de conserver la masse thermique du mur à l'intérieur de l'enveloppe isolée. L'habitation, chauffée en continu, monte en température lentement dans toute sa masse mais se refroidit faiblement lorsqu'elle est inoccupée.
L'isolation extérieure est par contre difficile à mettre en œuvre sur certains édifices anciens (pierre apparente, façades ouvragées) et nécessite quasi toujours l'intervention de professionnels qualifiés. On choisira cette dernière solution si les dépenses de chauffage sont importantes car l’isolation obtenue est forte. Une isolation extérieure est intéressante car elle n’empiète pas sur le domaine habitable. Son épaisseur, par conséquent son efficacité, ne peut guère dépasser 15 cm mais elle supprime facilement les ponts thermiques (abouts de planchers,... ) sauf au niveau des fondations. Une épaisseur de 10 cm d'un isolant extérieur équivaut à 20 à 25 cm du même isolant intérieur. On l’utilise essentiellement en rénovation.

L'isolation intégrée est le plus souvent utilisée en construction neuve. Cette solution est performante et durable. Le coût d'un mur monolithe de béton cellulaire ou de briques monomur est énormément le même que celui d'un parpaing additionné d'un isolant et d'une plaque de plâtre

Isolation des planchers

Par plancher on entend le sol sur lequel on circule : dalle en béton, ou plancher sur solives. Le plafond d’un niveau correspond bien entendu au plancher de l’étage supérieur. L’isolation thermique des planchers est importante pour le confort (en gardant les pieds au chaud) et pour l’économie d’énergie dans le cas d’une dalle chauffante.

L’isolation des planchers combat deux causes de déperditions thermiques :

Du fait que l’air chaud a tendance à s’accumuler au plafond et que la différence de température entre sous-sol et volume habitable est moins importante en hiver qu’entre l'extérieur et volume habitable, l’épaisseur de l’isolation nécessaire est plus faible (de l’ordre de 6 cm en plancher comparé à 10 à 20 cm dans les combles).

Pour isoler un plancher on peut :

Isolation sous les toits

Comme l’air chaud monte par convection, la température est plus élevée au plafond et il est par conséquent logique de placer une couche d’isolant plus épaisse dans les combles que sur les murs. Sous le toit les entrées d’air doivent être plus spécialement traitées car il n’y a pas d’étanchéité des murs. La couche d’isolant doit être protégée contre les intrusions de la fouine, en fermant à l’aide d’un grillage solidement fixé l’espace entre les chevrons au niveau de la sablière.

Plusieurs solutions sont possibles pour l’isolation sous le toit, en fonction de la résistance thermique souhaitée et de l’espace disponible :

L’isolation est mise en place après la pose des conduits de fumée et des fenêtres de toit. Prévoir le passage des gaines de ventilation, des câbles de télévision, des gaines électriques...

N. B.  : Notez qu'à laine de verre et de roche peuvent se substituer bien d'autres matériaux plus ou moins "écologiques", soit la laine de bois, la cellulose (papier recyclé), le lin, le chanvre, la laine de mouton, etc.

Isolation des portes et fenêtres

Les ouvertures vitrées sont les points faibles de l’isolation globale de la construction. Limiter la surface de ces ouvertures est une solution pour diminuer les déperditions, éviter les ouvertures au nord et côté du vent (fréquemment à l'ouest). Cette solution entraîne toutefois une réduction de l'éclairement des pièces et une dégradation du confort.
On choisira par conséquent de préférence les solutions suivantes :

La pose de doubles-fenêtres est une excellente solution contre :

Par contre la manœuvre et l’entretien des doubles-fenêtres est malaisée, leur esthétique discutable et leur coût élevé.

La pose de survitrages est le plus souvent une solution bon marché et peu efficace mais qui peut rendre service en rénovation.

Pour diminuer le rayonnement infrarouge pénétrant par les vitrages sud en été, il est possible de coller un film réfléchissant. Cette solution est assez efficace mais onéreuse. En plein jour, elle protège aussi des regards indiscrets (cas des rez-de-chaussée) sinon opter pour des doubles vitrages avec les fonctions de contrôle solaire.

Le pare-vapeur\coupe-vent

La face intérieure de l’isolation (côté chaud) doit être munie d’un film étanche à l’air qui remplit deux fonctions : celle de pare-vapeur et celle de coupe-vent. Ce film étanche fonctionne par conséquent dans les deux sens :

Les canalisations électriques et autres gaines qui traversent l’isolation ne doivent pas faciliter le passage des courants d’air, il faut les immobiliser fermement, les entourer d'isolant et les boucher aux extrémités (un morceaux de papier ou un peu d'enduit, facilement retirable en cas de besoin) pour éviter la circulation d'air parasite par celles-ci entre les différentes pièces, les combles, les vides sanitaires et les pièces non chauffées. Idéalement, entre la finition intérieure et le pare-vapeur, on laisse un passage technique pour l'électricité et la plomberie, ainsi, on ne troue pas le pare-vapeur.

La résistance thermique

La résistance thermique d’une paroi dépend de son épaisseur et aussi de la conductivité thermique du matériau utilisé. Dans le cas d’un mur composé de plusieurs matériaux différents, il faudra additionner les résistances thermiques de chacun des composants. Dans la pratique c’est la couche d’isolant (ouate de cellulose, liège, laine de verre... ) qui représente la plus grande partie de la résistance thermique.

Matériaux isolants

Icône de détail Article détaillé : isolant thermique.

La résistance thermique d’un isolant est assurée par l’air enfermé dans les bulles ou entre les fibres du matériau (chanvre, bois, polystyrène... ). Préférer l’isolant en panneau dont la tenue mécanique est meilleure, voire même l'insufflation en vrac, technique moins couteuse et qui évite les ponts thermiques.

La pose de l’isolant

Les matériaux isolants à base de fibre de verre ou fibre de roche sont désagréables à poser. Utiliser des gants, un masque à poussière, des lunettes de sécurité et une combinaison de travail au col ainsi qu'aux poignets serrés. Essayer de ventiler le local.

L’isolation des sous-pentes peut se faire à l’aide de laine en rouleau munis d’un pare-vapeur que l’on agrafe sur les chevrons. Cette solution n’est possible que si l’écartement des chevrons correspond exactement à la largeur des rouleaux. En pratique l’épaisseur d’isolant ne dépassera guère 8 cm, ce qui est insuffisant dans la majorité des régions. Il est sans doute plus pratique d’utiliser des panneaux découpés à l’écartement des chevrons ou de placer l’isolant en sous-face.

Vérifier que les recoins sont comblés d’isolant, si nécessaire bourrer de la laine de verre ou de roche dans les moindres trous. Condamner tous les orifices où des rongeurs pourraient pénétrer. On peut utiliser de la mousse de polyuréthane pour reboucher les trous ou remplir des alvéoles.

L’isolation par l'extérieur

L'isolation par l'extérieur est une solution meilleure que l'isolation intérieure. Elle permet, à épaisseur d'isolation égale, de diviser par 2 à 3 les pertes de chaleur et de conserver pendant l'été, en diminuant les transferts de chaleur, la fraîcheur de la nuit dans la maison.

Ses avantages sont :

Ses inconvénients :

Isolation des canalisations

Les tuyauteries d’eau chaude doivent être isolées par mesure d’économie et celles d’eau froide pour éviter le gel. Les écoulements (gouttières, égouts, évacuations des eaux usées et des eaux vannes) ne doivent pas être oubliés. Pour les tuyaux de faible diamètre (10 à 30 mm) il existe des gaines cylindriques en mousse qui se découpent facilement et peuvent se poser sur des canalisations en place. Les robinets et autres accessoires peuvent être emmaillotés dans de la laine de verre maintenue par un film mince de polyéthylène et du ruban adhésif. Bien repérer à l’aide d’une étiquette visible la position et le rôle du robinet, ce peut être capital en cas de problème ou lors des opérations de maintenance.

Les regards extérieurs abritant des vannes (voire le compteur de chantier) doivent être isolés avec du polystyrène expansé s’ils ne sont pas suffisamment enterrés.

À propos de la sur-isolation

On peut être tenté de doubler l’épaisseur de l’isolation des murs. Ce n’est pas une mauvaise chose mais il faut tenir compte des points suivants :

Ponts thermiques

Les ponts thermiques, sortes de courts-circuits dans l’isolation intérieure, doivent être réduits au maximum. Pour ce faire on peut agir dès la conception en préférant un plancher sur solives, une ferme intérieure plutôt qu’un mur de refend ou plus simplement en construisant son mur avec un matériau isolant (béton cellulaire, brique monomur, etc... ). Une autre solution consiste à isoler par l'extérieur avec l'inconvénient de laisser un pont thermique au niveau des fondations.

Lors de la réalisation on pourra appliquer différentes solutions :

Le développement de moisissures sur les parois trahit la présence de condensation, par conséquent d’une zone froide provoquée par un pont thermique. Comme il est difficile de traiter un pont thermique a posteriori, on peut essayer de tapisser les murs concernés à l’aide d’une couche mince d’isolant (quelques millimètres) recouverte d’un papier peint ou d’un revêtement mural (tissus... ).

Dans un bâtiment non isolé, les ponts thermiques représentent de faibles déperditions (en général inférieures à 20%) car les pertes globales de chaleur par les parois sont très importantes. En revanche, quand les parois sont isolées de manière importante, le pourcentage de déperditions causées par les ponts thermiques devient élevé (plus de 30%) mais les déperditions globales sont très faibles. C’est pour cette raison que dans des bâtiments à faible consommation énergétique, il est primordial d’avoir de très fortes résistances thermiques pour les parois et de s’assurer d’avoir de faibles pertes de chaleur au niveau des jonctions.

L'inertie thermique

Dans une pièce isolée par une couche d'isolant et une cloison de doublage légère (isolation intérieure), l'inertie thermique est faible et il suffit de peu de temps pour réchauffer l'air de la pièce. Cette propriété est un avantage dans le cas d'un chauffage programmé pièce par pièce.

Par contre, en été, le moindre rayon de soleil fera monter la température brutalement et cette dernière baissera aussi vite qu'elle aura monté quand le soleil disparaîtra. La sensation d'inconfort est nette.

L'utilisation d'une isolation extérieure ou de mur isolant massif en béton cellulaire ou brique alvéolée permet d'augmenter l'inertie thermique par conséquent la réduction des variations de température.

Notes et références

  1. Source Nicolas Hulot

Voir aussi

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 28/09/2008.
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