Solive / Chevêtre

Une solive, dans le domaine de l'architecture, est une pièce de charpente positionnée horizontalement en appui sur les murs ou sur les poutres pour former le plancher d'une pièce et porter en dessous les lattes d'un plafond ou les panneaux d'un plafond suspendu.



Catégories :

Pièce de charpente - Charpente - Plancher

Définitions :

  • Pièce de bois servant à recevoir les éléments du plancher. (source : mediaforest)
  • solives - Pièces de bois structurant les planchers et reposant sur les structures (poutres ou murs porteurs) (source : materiauxecologiques)
  • Pièce de bois recevant le support de revêtement de sol et peut-être le plafond. (source : pagespro-orange)

Une solive, dans le domaine de l'architecture, est une pièce de charpente positionnée horizontalement en appui sur les murs ou sur les poutres pour former le plancher d'une pièce et porter en dessous les lattes d'un plafond ou les panneaux d'un plafond suspendu. La continuité du plancher entre les solives est assurée par les entrevous.

Typologie des solives

Les solives se différencient par leur hiérarchie structurelle, par conséquent par leur position dans le plancher et par leur section. Les voici présentées par ordre, et accompagnées de toutes les pièces constitutives d'un solivage :

solive d'enchevêtrure
La solive d'enchevêtrure, ou solive porteuse, porte de mur à mur, elle porte les chevêtres, linçoirs et les solives boiteuses. La solive d'enchevêtrure travaille au cisaillement.
chevêtre
Le chevêtre est une pièce de charpente qui relie deux solives d'enchevêtrure pour réaliser une enchevêtrure (au droit d'un âtre de cheminée ou d'une trémie). Le chevêtre est perpendiculaire au solivage courant, il porte les solives courantes ou boiteuses (selon le type de plancher). Le chevêtre travaille en flexion.
linçoir
Le linçoir, à l'instar du chevêtre, relie les solives courantes aux solives d'enchevêtrure et travaille en flexion, il s'en différencie par le fait qu'il est plus proche du mur auquel il est parallèle. Le linçoir est le plus souvent positionné au droit d'un conduit de fumée, ou d'une baie.
Le faux-linçoir est un élément qui sert à combler l'espace entre le mur et le linçoir lorsqu'ils sont trop éloignés l'un de l'autre. Le faux-linçoir est de l'ordre de la solive courante, puisqu'aucune pièce de charpente ne s'appuie dessus.
solive courante
La solive courante porte entre deux murs, entre deux poutres ou entre deux chevêtres, aucune pièce de charpente ne s'appuie sur elle. La solive courante travaille en flexion.
La solive boiteuse, ou solive bâtarde, s'appuie sur un mur d'un côté et sur une pièce de bois de l'autre côté. C'est une solive courante qui travaille en flexion.

Les solives dans le plancher

Jusqu'au XVIIe siècle, les planchers étaient formés de poutres maîtresses sur lesquelles reposaient les solives. La structure de ces planchers est apparente, les poutres et les solives peuvent être peintes ou sculptées. L'usage était de poser les solives tant plein que vide, c'est-à-dire qu'on laissait précisément entre chaque solive la largeur de l'une d'elles. Les solives étaient soit simplement posées sur les poutres, soit embrévées[1] dedans, soit assemblées sur lambourdes.

À partir du XVIIIe siècle, la mode du plafond lisse est venue d'Italie. On s'est mis à construire des planchers d'assemblage à enchevêtrures en utilisant solives d'enchevêtrure, chevêtres, linçoirs, etc. Ces planchers permettent une économie de matière (moins de bois mis en œuvre pour une plus grande portée). Les assemblages sont réalisés à tenon et mortaise à mordane[2], les assemblages des enchevêtrures sont renforcés par des étriers en fer forgé. Une mode actuelle veut qu'on dégarnisse ces planchers de leur plafond. Or les éléments de charpente n'étant pas prévus pour être vus ne sont pas équaris en conséquence, de plus le plafond participe à la stabilité du plancher en empêchant les solives (qui sont posées sur chant) de flamber, enfin le plafond en plâtre garde le plancher du feu.

Voir aussi

Notes

  1. L'embrèvement est un assemblage consistant en une entaille prismatique pratiquée dans une pièce de bois, et destinée à recevoir l'extrémité d'une autre pièce, taillée selon un profil inverse. (source)
  2. Le mordane est un renfort ayant la forme d'un mors d'âne, et pratiqué au-dessus d'un tenon, pour le consolider lorsqu'il travaille à plat. (source)

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"... pièces composant la charpente."

L'image ci-contre est extraite du site www.mordane.com

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